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Economie et sociétéFreakonomics ou l'économie saugrenue
Par Steven Levitt
En tête des meilleures ventes aux États-Unis depuis près d'un an. Avec Steven Levitt, l'économie devient enfin passionnante.
- Pourquoi les dealers habitent-ils chez leurs parents ?
- Qu'est-ce qui est plus dangereux, une piscine ou une arme à feu ?
- Qu'y a-t-il de commun entre un instituteur et un lutteur de sumo ?
Beaucoup penseront que ces questions ne relèvent pas de l'économie, mais elles ramènent pourtant cette science à sa fonction première : expliquer comment les individus obtiennent ce qu'ils désirent.
"Pense à l'économie, idiot !" Cette phrase que Bill Clinton avait affichée au-dessus de son bureau pour souligner la place prépondérante de l'économie dans la politique est restée dans les mémoires. Mais qu'y a-t-il de plus ennuyeux à première vue que l'économie, avec son jargon, ses chiffres et ses problèmes abscons ?
Heureusement, Steven Levitt n'est pas un économiste comme les autres. Il nous offre ici un antidote salutaire à l'idiotie économique ambiante. Au lieu de s'interroger sur les conséquences de la croissance de la masse monétaire ou la dérive des déficits, Steven Levitt nous invite à considérer des sujets un peu moins conventionnels comme le lien entre légalisation de l'avortement et baisse de la criminalité aux États-Unis, ou les vraies motivations des agents immobiliers... Cette nouvelle approche, la "Freakonomics" ou économie saugrenue, commence à faire son chemin dans les esprits.
En éclaircissant le désordre des événements, en démontant les a priori, les auteurs parviennent, non sans humour, à transformer notre regard sur le monde moderne. Car finalement notre époque n'est pas si impénétrable et incompréhensible. Elle est peut-être même plus fascinante que nous ne le pensons.
Steven Levitt est professeur d'économie à l'université de Chicago. En 2003. il a reçu la prestigieuse médaille John-Bates qui récompense le meilleur économiste américain âgé de moins de 40 ans.
Stephen Dubner est journaliste au New York Times et au New Yorker.
Traduit de l'américain par Anatole Muchnik
Collection/éditeur: Denoël